« L’Église n’a rien d’autre à donner que le signe du prodigue : un regard qui voit loin, qui voit au-delà de la fragilité sans en faire l’impasse, un regard qui espère. Ce don s’appelle un sacrement parce que ce regard est le regard même de Dieu, c’est sa trace dans notre monde, sur nos visages. C’est le regard de l’espérance en l’homme. C’est peut-être le seul don valable du christianisme à l’humanité. »

Ingénieur, agronome, prêtre de la Mission de France, Jacques Leclerc du Sablon, se questionne et nous questionne, non sans interpeller l’Église, l’institution… « Nous sommes tous, par notre humanité même, hommes et femmes spirituels. C’est le fantastique message du mystère de la création du monde. C’est cela que je lis dans l’Évangile, que j’entends de l’enseignement de Jésus, “l’homme qui venait de Dieu”, l’homme dans le sens de Dieu, l’homme de la Genèse, nouvel Adam. À moi, à nous de nous approprier cette identité, en disciples d’Évangile ! »

Son ministère, Jacques Leclerc du Sablon l’a vécu souvent « au lointain » : de la Tanzanie à Manille, en passant par la Chine, où il a enseigné et travaillé plus de vingt ans. Accoutumé à un environnement où les catholiques sont souvent largement minoritaires, il relate quelques-unes de ses expériences de mission au cœur de la diversité de l’humanité, pour nourrir une « réflexion de théologie pratique au service d’un christianisme d’avenir »…